Posture et image corporelle.
Etre très bien accompagné pour explorer et découvrir nos limites pour mieux les dépasser par la « triple alliance », corps, souffle, esprit.

La posture, pas très importante au début, deviendra très progressivement un domaine précieux pour développer la conscience du flux de l’énergie dans le corps.
Nous accepterons notre corps dans l’état où nous le trouvons, à ce moment-ci, et au moment suivant, percevant au fur et à mesure, nos limites physiques, mais aussi progressivement, émotionnelles et psychiques, en maintenant une conscience de chaque instant. Nous serons très patients avec nous-mêmes.
Nous devrons apprendre à mobiliser notre attention et notre conscience au cours des exercices de méditations statiques ou dynamiques.
Aujourd’hui, les athlètes professionnels réalisent qu’être attentifs à leur mental autant qu’à leur corps, est déterminant en termes de performance.
Dans les domaines de la thérapie en général (kinésithérapie, ostéopathie, rhumatologie etc.), on apprend de plus en plus aux patients à faire appel à deux ses alliés les plus puissants, le souffle et l’esprit, pour aider à la guérison de leur corps.
C’est une nouvelle dimension qui leur apparait.
La pratique consiste à unifier le corps et l’esprit, à faire l’expérience qu’ils ne sont pas séparés du tout.
Cela enrichit énormément le travail intérieur.
Il s’agit de réaliser la connectivité, ce qui rejoint, comme le précise Jon Kabat Zinn, les notions de  « re-minding» et de « re-bodying ».
Personne ne peut écouter notre corps à notre place.
Le premier stade, si  nous souhaitons « grandir » et « guérir », que nous soyons en bonne santé ou non, c’est se relier aux sensations et à la respiration, pour être en contact étroit avec lui, et apprendre de lui.
Le scan corporel est une forme très puissante de réappropriation du corps.
Par cette pratique avec une conscience méditative, nous développons une plus grande intimité avec notre corps et une plus grande confiance.
Les possibilités de changement, et de guérison augmentent vraiment.

Dans la pratique globale de la méditation pleine conscience, après avoir pratiqué l’immobilité de l’assise et du scan corporel, la pleine conscience ne mouvement, de même que la marche méditative complètent de façon puissante et « dynamique », la palette de notre apprentissage.
On prête attention, au souffle et aux sensations qui émergent, selon les différentes positions.

Ce sont des méditations tout autant que l’assise ou le scan corporel. Pratiquées dans le même esprit et avec la même attitude, sans « rien rechercher » et sans forcer.
Mais comme nous avons été conditionnés depuis notre enfance à privilégier le mode faire plutôt que
le mode l’être, à viser tout de suite le résultats et que nous sommes dans l’agitation mentale, avec une réactivité souvent peu pertinente face aux situations, il faut être judicieusement accompagné pour trouver comment y accéder.Tous les «exercices » se transforment alors en méditation.
Nos limites  corporelles ne sont ni fixes ni statiques, de même que nos pensées qui d’ailleurs n’expriment pas toujours une réalité.
Travailler sur nos limites, devient très intéressant, et parfois même « ludique ».
C’est se découvrir, commencer à s’approcher de sa vraie nature, sa nature profonde.
Lorsque nous avons un problème de santé, qu’une partie de notre corps souffre, nous avons tendance à nous rétracter, peut-être même à moins l’utiliser ou plus du tout.
Ce mécanisme de protection momentané est utile alors, et le corps peut ainsi récupérer.
Mais attention à ce que la solution momentanée ne devienne pas une attitude durable.
Une image corporelle limitée peut, à notre insu, devenir la nouvelle façon de se percevoir soi-même.
Inconscient du phénomène, nous pourrions nous identifier à cette image nouvelle de nous et y adhérer.
Nous pouvons y voir une vraie analogie avec nos blocages mentaux, psychologiques, émotionnels etc. qui se sont installés petit à petit et restent inconscients, nous entravent pour avancer, et vivre une vie plus vraie.
La pleine conscience pratiquée « avec sérieux » peut nous donner de véritables clés, nous permettre de mettre à jour ces mécanismes qui nous enferment dans des conditionnements inconscients.
Mais bien sûr les mots ne peuvent pas communiquer réellement le ressenti et les sentiments éprouvés dans et suite à la pratique.
Il faut être très bien accompagné et suivi de près dans son cheminement. Cela permet d’entretenir la motivation, et de trouver la force de mettre toute son énergie dans la conscience moment après moment de son corps, de son souffle et de son esprit.